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Endométriose, quelles conséquences sur la fertilité ?

Mis à jour : mars 9


Dans le cadre de la 16ème semaine Européenne de prévention et d’information sur l’Endométriose qui se déroule du 02 au 08 mars 2020 j'ai choisi de publier chaque jour un article sur ce thème afin de :

Libérer la parole - Briser les tabous - Rompre l’isolement


JOUR 5 : "L’endométriose est souvent diagnostiquée lors d’un bilan d’infertilité"


Il est peut-être tout d’abord utile de préciser la différence entre l’infertilité : difficulté à donner la vie et la stérilité : incapacité irréversible de concevoir naturellement, de porter ou d'accoucher un enfant.

Dans le cas de l’endométriose on parle donc bien d’infertilité.


Les causes d’infertilité chez la femme atteinte d’endométriose sont diverses :

- Une altération de la réserve ovarienne, en particulier quand la patiente a eu des kystes d’endométriose. Ces kystes envahissent l’ovaire et détruisent une partie du stock d’ovule ;

- L’augmentation de certains anticorps et des lymphocytes au niveau de l’endomètre pouvant affecter l’implantation embryonnaire ;

- Les lésions et adhérences au niveau des ovaires ;

- L’obstruction des trompes de Fallope (on parle alors d’infertilité tubulaire) ;

- L’inflammation du liquide péritonéal qui perturbe la rencontre entre l’ovocyte et le spermatozoïde

- ...



Pour les femmes concernées, il faudra alors avoir recours aux différentes techniques existantes de procréation médicalement assistée (PMA) :

- La stimulation ovarienne et l’insémination artificielle ; 

- La fécondation in vitro (FIV, ou FIVETE pour « fécondation in vitro et transfert d'embryon ») ;

- Le don d’ovocyte ;

- La gestation pour autrui (GPA), qui désigne l'ensemble des méthodes dans lesquelles l'embryon est implanté dans l'utérus d'une femme tierce (dite souvent « mère porteuse »).

Et si la grossesse n’est pas possible l’adoption peut également être envisagée.


Chez les  patientes en dessous de 35 ans présentant des lésions minimes d’endométriose, la correction des facteurs d’infertilité est la première action thérapeutique à envisager.

Chez des patientes de plus de 35 ans, les membres du Collège national des gynécologues et obstétriciens français préconisent des traitements d’insémination avec sperme du conjoint et très vite, en cas d’échec, la fécondation in vitro (FIV).

Chez les femmes présentant une endométriose sévère et n’ayant pas été enceintes après chirurgie conservatrice, la FIV reste la meilleure alternative thérapeutique.


A savoir :

* 25 à 50% des patientes présentant un problème d’infertilité ont une endométriose.

* 30 à 40% des femmes ayant une endométriose, souffrent d’infertilité.

* Dans 50% à 70% des cas la PMA débouche sur une grossesse.

* La grossesse entraine une “mise en sommeil” des lésions mais ne guérit pas l’endométriose.

* L'assistance médicale à la procréation (AMP) est encadrée en France par la loi de bioéthique du 6 août 2004, dispositions qui ont été révisées par la loi du 7 juillet 2011, pour délimiter l'usage des techniques de PMA aux cas des couples infertiles ou ne pouvant sans danger avoir un enfant.


Sources principales :

"Idées reçues sur l'endométriose" Dirigé par le Pr Charles Chapron et Yasmine Candau

Le site internet d’EndoFrance