©2018 by Estelle Rouquier - Sophrologue

 Tous droits réservés 

Crédits Photos : Olivia Fourets

Création graphique : Elsa Lauret

Mentions légales

 

Endométriose, comment redevenir actrice de sa santé ?

Mis à jour : mars 9



Dans le cadre de la 16ème semaine Européenne de prévention et d’information sur l’Endométriose qui se déroule du 02 au 08 mars 2020 j'ai choisi de publier chaque jour un article sur ce thème afin de :

Libérer la parole - Briser les tabous - Rompre l’isolement


JOUR 6 : "Que ton alimentation soit ta première médecine" (Hippocrate)


L’hygiène de vie est parfois malheureusement négligée dans la prise en charge de la maladie. Il est cependant important de considérer la personne dans sa globalité.

Améliorer son hygiène de vie contribue fortement à l’amélioration de son état de santé.

Une meilleure hygiène de vie passera donc par une alimentation plus saine, une attention particulière à la qualité de son sommeil et une pratique sportive adaptée.


ALIMENTATION

L’endométriose est une maladie inflammatoire. Ce qui progresse dans les tissus c’est l’inflammation, c’est elle qui fait grossir les nodules.

L’alimentation peut donc être adaptée de manière à éviter les aliments qui favorisent l’inflammation.

Un régime alimentaire anti-inflammatoire correspond principalement à éviter le gluten, le lactose, le sucre, la charcuterie, la viande rouge et les graisses saturées.

L’endométriose étant également une maladie hormono-dépendante il est également préférable d’éviter les aliments qui apportent un taux trop fort d’oestrogènes afin de limiter le développement de la maladie.


Lactose : éviter en priorité le lait de vache. Dans les laitages de brebis et de chèvre les protéines sont plus petites et sont donc moins inflammatoires.

Gluten : il est présent dans certaines céréales : blé, seigle, avoine, orge …

Soja, sauge et graines de lin : a éviter car ils peuvent se comporter comme les oestrogènes dans l’organisme.

Viande rouge : elle contient souvent des oestrogènes, à plus forte dose encore quand elle est issue d’élevage industriel.

Sucre : le sucre et tous les glucides raffinés augmentent les marqueurs inflammatoires.

L’alcool : il augmente le taux d’oestrogènes.


Il sera en contrepartie conseillé de favoriser une alimentation riche en fruits et légumes (bio de préférence) et les « bonnes graisses » riches en oméga.


Le curcuma :

Selon la lettre scientifique d’EndoFrance de février 2020 :

« Au même titre que pour d’autres maladies inflammatoires chroniques, le curcuma apparaît comme une épice bénéfique pour lutter contre la progression de l’endométriose. Ses principes actifs participent à réduire un grand nombre de processus impliqués dans le développement de l’endométriose tels que la prolifération des cellules et des vaisseaux sanguins, le stress oxydatif ou encore l’inflammation. »


PHYTOTHERAPIE

Les plantes peuvent également avoir plusieurs intérêts en cas d’endométriose. Elles peuvent s’utiliser sous forme d’huiles essentielles, d’hydrolat, de tisane, de gélules, de cataplasme …

Les plantes les plus recommandées dans le cas de l’endométriose sont : cassis et vigne (anti-inflammatoire), framboisier (régule le système hormonal féminin), achillée millefeuille (pour décongestionner l’utérus).


L’idéal si l'on est interessée étant de s’adresser à un naturopathe spécialisé qui pourra proposer des protocoles adaptés à chaque personne en fonction de ses troubles du moment et de ses besoins.


LES OPTIONS THERAPEUTIQUES NON MEDICAMENTEUSES

Dans les Recommandations de Prise en charge de l’endométriose de la (HAS) Haute Autorité de la Santé, il est mentionné que :


« L’acupuncture, l’ostéopathie et le yoga ont montré une amélioration de la qualité de vie chez des patientes ayant des douleurs liées à l’endométriose. »

(…)

« La relaxation type Jacobson (contraction-décontraction musculaire) a été évaluée chez des patientes chinoises souffrant d’endométriose, avec un bénéfice pour l'anxiété et la qualité de vie. »

(…)

« La prise en charge de la douleur chronique avec une attention soutenue portée au patient apparaît bénéfique. L’approche globale et pluridisciplinaire semble utile dans les soins à apporter aux patientes souffrant d’endométriose. Une évaluation de l’intensité, de la typologie, des retentissements comportementaux, du contexte personnel liés à la douleur est le gage d’une attitude thérapeutique adaptée avec une efficacité potentialisée. »


A savoir :

* Une étude italienne a montré qu’un régime sans gluten sur 12 mois diminue les douleurs de l’endométriose chez 75% des femmes.

* Toutes ces médecines complémentaires doivent être discutées avec votre médecin traitant, il est important qu’il soit informé de ces modifications et qu’il soit d’accord afin de ne pas interférer avec les traitements médicamenteux en cours.



Source principale :

"Soulager l'endométriose sans médicaments" de Stéphanie Mezerai et Sophie Pensa