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Quel peut être le rôle d'un Sophrologue dans la prise en charge de la douleur ?

Mis à jour : mars 8


La chose la plus importante que j'ai apprise au cours de mes différentes formations c'est que face à la douleur, la seule attitude respectueuse est l'humilité.

Chacun perçoit la douleur selon des degrés différents qui ne sont pas facilement mesurables.

"La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire existante ou potentielle, ou décrite dans ces termes".

Définition officielle de l'Association internationale pour l'étude de la douleur (IASP)

"La douleur est individuelle, subjective et intransmissible. C'est une expérience sensorielle affective et cognitive."

Docteur Patrick-André Chéné

La douleur comporte donc bien deux composantes, à la fois physique et psychique.

La Sophrologie, méthode psycho-corporelle, trouve de plus en plus sa place en équipe pluridisciplinaire et particulièrement au sein des centres anti-douleur dans la prise en charge des douleurs chroniques.

Dans le cas de douleur chronique, l'une des difficultés principales à laquelle est confrontée une personne douloureuse est parfois simplement la reconnaissance de cette douleur.

Dans la prise en charge de la douleur, peu importe la légitimité de la douleur dans l'intensité ressentie, ce qui est important c'est d'identifier un degré de "l'avant" prise en charge et de "l'après" pour évaluer l'efficacité de ce qui est mis en oeuvre.

En Sophrologie, l'induction de la détente et de la relaxation, la représentation d’une image mentale positive, peuvent dans un premier temps être utilisées afin d'intervenir sur la sécrétion d’endorphines qui possèdent un effet antalgique.

Des exercices de relaxation dynamique, de tension/détente et de respiration pourront amener une décontraction musculaire et un relâchement des tensions.

Des exercices visant à "repérer" la sensation douloureuse, la caractériser et agir pour en moduler l’intensité en faisant appel à des images diverses, tel qu’un volume sonore qu’on baisse, une couleur qui se dilue ... sont particulièrement utiles également.

De même certains exercices permettent de "substituer" une sensation douloureuse par une autre jugée agréable (chaleur ou fraîcheur par exemple) peuvent être proposés.

Dans un second temps le Sophrologue pourra ensuite aider la personne à identifier les contextes d'apparition de la douleur, à prendre du recul sur les épisodes douloureux pour comprendre pourquoi et comment ils apparaissent ou dans quels cas l'intensité peut devenir plus forte.

Il existe en effet un lien étroit entre la douleur et le contexte psycho-social. De même, les centres cérébraux responsables de la perception de la douleur sont étroitement liés aux centres des émotions.

Il est donc important de prendre en charge l'ensemble des composantes physiologiques et psychiques dans l'accompagnement.

Ainsi la personne pourra reprendre progressivement le contrôle, retrouver l'espoir et engager un cercle vertueux de guérison.

Pour les sophrologues intéressés par le sujet, je vous recommande la vidéo de l'intervention du Dr Yan DIEHR lors du congrès de la FEPS en 2013 :



Et en dernier rappel, conformément au code de déontologie, le Sophrologue ne concurrence pas les professionnels de la santé :

  • il ne pose pas de diagnostic,

  • n'influence pas les choix thérapeutiques de ses clients,

  • et n'interfère pas dans les traitements en cours.

#Douleur #Sophrologie #FEPS